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L’inflation, la déflation et le tube de dentifrice – La Tribune.fr

L’inflation est un fléau. Qui contredirait une telle proposition soutiendrait de facto que la hausse des prix des biens de consommation et des services est une bonne nouvelle. Or, depuis des décennies, les institutions et les gouvernements à travers le monde se sont employés à la maîtriser, tant sa hausse peut provoquer un appauvrissement généralisé et perturber la stabilité économique sinon sociale.

Mauvais génie

Cette crainte est-elle irrationnelle ? Non si l’on se place du point de vue de l’histoire davantage que de l’économétrie. Car l’inflation est comme un mauvais génie, ou plus exactement comme le dentifrice, disait un ancien patron de la Bundesbank, Karl Otto Pöhl : facile à faire sortir du tube, mais quasi-impossible à faire rentrer.

Cette crainte a des racines historiques : la crise des années 1920 et ses brouettes de marks pour payer son pain ont laissé des traces dans les consciences outre-Rhin. Et le rôle de la BCE, dont la principale mission est « la stabilité des prix », traduite par une hausse des prix « proche, mais inférieure à 2 % » en est encore le reflet. Car la BCE se distingue là d’autres banques centrales comme la Fed, la Banque d’Angleterre ou la BoJ, qui œuvrent non seulement pour la stabilité des prix, mais aussi pour la croissance économique.

« You can buy more stuff »

D’ailleurs, Mario Draghi, le gouverneur de la BCE, s’est longtemps satisfait d’une inflation faible. Et même s’il a changé de discours, il n’a pas agi en mars, alors que la hausse des prix n’est plus que de 0,5 % contre 0,7% en février. C’est encore le règne de son fameux proverbe : « With low inflation, you can buy more stuff (avec une faible inflation, vous pouvez acheter plus de choses) ».

Il n’en reste pas moins qu’il y a débat, dans un contexte d’incertitudes sur toute solution de sortie de crise, en particulier en Europe. Et sur l’usage de l’inflation et de la déflation. A tel point que certains économistes de renom comme le prix Nobel Paul Krugman ou encore le chef économiste du FMI Olivier Blanchard soutiennent qu’une inflation annuelle de 4 % serait aujourd’hui un atout pour résoudre la crise, notamment en allégeant le fardeau du remboursement des dettes (publique comme privée).

Si une telle hérésie est impensable de l’autre côté du Rhin, la question mérite au moins d’être posée, car « si la lutte contre l’inflation était le remède à tous les maux de nos sociétés mondialisées, nous devrions enfin naviguer dans les eaux calmes d’une planète apaisée et stable, économiquement et financièrement », remarque judicieusement Jean-Louis Chambon, dans sa préface à « Après la récession, inflation ou déflation ? », un ouvrage collectif issu des travaux d’économistes du Cercle Turgot, et dirigé par Pierre Sabatier, qui vient à point nommé pour éclairer le sujet.

Inflation « raisonnée »

Après tout, comme le rappelle Jean-Bernard Mateu, une inflation « raisonnée » peut avoir des effets positifs sur la croissance en poussant les ménages à consommer aujourd’hui ce qui leur coûtera plus cher demain. Il en est de même pour les entrepreneurs que l’inflation pousse à investir à meilleur marché aujourd’hui d’autant plus s’il faut satisfaire la demande croissante des ménages. Autre avantage : une inflation raisonnée permet d’emprunter à des taux bas, et réduit le fardeau des charges financières du remboursement des dettes puisqu’on paye avec une monnaie qui se dévalorise.

Ce débat, il est vrai, surgit dans un contexte inédit : crise de la dette en Europe, consolidation budgétaire, politiques d’austérité et de réformes structurelles tentant de renouer avec la compétitivité, flux de liquidités qui se déverse par à-coup sur les économies émergentes… Dans cette perspective, l’ouvrage montre combien l’inflation – et son contraire la déflation – est un phénomène dont l’évolution est difficile à appréhender. Car désormais, depuis la crise financière, les causes qui alimentent les mouvements des prix sont fort diverses et s’enchevêtrent de façon complexe.

Dépréciation de la monnaie

Si, en effet, l’inflation est d’abord le reflet mesuré de la hausse des prix des biens à la consommation, « concomitante avec une dépréciation de la monnaie », cette dernière peut avoir, comme le rappelle Jean-Bernard Mateu, plusieurs origines : hausses des prix des matières premières, augmentation des salaires ou encore croissance des prélèvements fiscaux. Ces mouvements font monter les prix des biens et services, et baisser le pouvoir d’achat si les salaires et les autres revenus n’augmentent pas plus vite que ces prix. De même, si une banque centrale fait marcher la planche à billets en gonflant la quantité d’argent en circulation, la demande de biens et de services se fait plus importante conduisant à une appréciation de leurs prix.

La perception des consommateurs

En outre, les consommateurs ont eux-mêmes une façon d’appréhender la hausse des prix, qui peut très bien diverger notablement des mesures chiffrées. Ce fut le cas par exemple avec l’introduction de l’euro, perçu majoritairement par la population comme un facteur d’accélération de l’inflation, au point qu’en Allemagne on l’appela le « Teuro », contraction de « teuer », cher, et de « euro. » Sur ce point, on lira l’intéressante contribution de Mickaël Mangot, intitulée « Perception des prix par les populations : l’incompréhension » qui, à partir des avancées de l’économie comportementale, analyse les problèmes posés par cette perception dans nos sociétés. Car il s’agit là d’éléments essentiels qui « ne manqueront pas d’être scrutés par les banques centrales dans l’objectif d’améliorer toujours plus leur communication auprès des agents économiques », souligne l’auteur. Comme quoi, la psychologie des marchés et celle des ménages jouent un rôle majeur dans la dynamique de l’économie.

En revanche, à ceux qui pensent que l’inflation, même « raisonnée » permettrait de réduire le fardeau de la dette, notamment publique, en recourant par exemple à la planche à billets et en procédant à « l’euthanasie des rentiers » (Keynes), Jean-Marc Daniel rappelle en se fondant sur l’histoire – de la Rome antique jusqu’à Raymond Barre – combien il s’agit là d’une solution partielle et de court terme. Car une fois les dettes effacées, les politiques monétaires s’orientent vers une hausse des taux, ce qui conduit à ralentir la croissance économique et à faire remonter le chômage. Les autorités sont alors poussées à recourir à une politique de soutien à l’économie qui conduit à creuser le déficit public, et donc la dette. Bref, un cercle vicieux. « L’inflation comme la dévaluation sont des impasses et l’histoire est longue de ceux qu’elle a déçus et trompés », conclut Jean-Marc Daniel.

L’exemple du Japon

Si l’inflation est le mal, alors son contraire, la déflation est-elle le bien ? Pas si sûr. Et en la matière, on dispose d’un exemple récent grandeur nature, avec le Japon dont l’Europe devrait méditer les leçons des 20 dernières années d’histoire économique. Isabelle Job-Bazille en fournit un éclairage intéressant en mettant notamment en évidence qu’« une politique monétaire accommodante n’est pas omnipotente » car elle ne peut résoudre le problème de solvabilité (le Japon est un des pays les plus endettés du monde). Il faut pour qu’elle porte ses fruits « stabiliser le système bancaire et remettre en état de fonctionnement le canal du crédit. » Sans cela, l’instabilité économique sur plusieurs années finit par exercer une pression sur les salaires nominaux, fait grossir les dettes et conduit à baisser la dépense globale. Aussi c’est par la politique budgétaire que l’on peut soutenir la demande globale, le temps que que l’économie redevienne compétitive, ce qui se manifeste par la réduction des secteurs à faible compétitivité et la croissance des secteurs à forte compétitivité). C’est d’ailleurs tout le sens de la politique menée par le Premier ministre japonais actuel, les « Abenomics ».

Au final, Isabelle Job-Bazille considère qu’au regard de l’histoire,

« une baisse du niveau général des prix, la définition stricto sensu de la déflation, n’est pas mauvaise en soi lorsqu’elle résulte d’un choc positif d’offre. Une grappe d’innovations peut en effet induire des gains de productivité suffisamment importants pour autoriser des baisses de prix sans entamer la profitabilité des entreprises ou le pouvoir d’achat des ménages. »

En revanche, la spécialiste du Japon, juge que

« la déflation devient un fléau à éviter à tout prix lorsque le surendettement apparaît comme l’élément déclencheur d’un processus cumulatif où baisses des prix et de l’activité finissent mutuellement par s’alimenter. »

De fait, n’est-ce pas la situation actuelle d’une partie de l’Europe, l’Espagne n’a-t-elle pas affiché en mars un niveau d’inflation de 0,1% se rapprochant d’une déflation ? Mais là encore, le risque déflationniste est balayé d’un revers de main par Mario Draghi, qui dans ses récentes interventions, ne cesse de répéter : « The Euro area today is not Japan in the 90s » (La zone euro d’aujourd’hui n’est pas le Japon des années 1990).

L’importance des tendances de long terme

Si l’on sort toutefois des considérations sur les indicateurs mensuels, l’ouvrage offre des articles intéressants sur les perspectives à long terme sur l’inflation. Car au-delà du conjoncturel, il y a des tendances structurelles qui peuvent avoir des effets importants sur l’évolution des prix des biens et des services, notamment la demande car, rappelle Pierre Sabatier, « sans consommation, pas d’inflation ». Or dans les pays développés, la population devient de plus en plus âgée, un phénomène démographique qui tend à réduire les perspectives de consommation, de croissance et qui est donc de nature à stabiliser les prix.

Ainsi, dans les économies développées, en moyenne,

« les dépenses des ménages augmentent progressivement entre 25 et 40 ans, âge à partir duquel elles atteignent un plateau jusqu’à 55 ans. La pente de la courbe s’inverse ensuite, d’abord légèrement jusqu’à 65 ans puis plus violemment à mesure du vieillissement. Autrement dit, l’âge pivot à partir duquel les comportements des ménages (et par extension des entreprises, dirigées par des patrons qui vieillissent également) changent profondément est celui de la cessation d’activité (60 ans aujourd’hui, 65 demain) », souligne Pierre Sabatier.

A contrario d’autres facteurs peuvent alimenter une inflation structurelle, comme la hausse des prix des matières premières. En moins de 15 ans, nous sommes passés d’un prix du baril de pétrole brut de 20 dollars à 100 dollars. Comment l’économie pourra-t-elle résister à une telle inflation des prix de l’énergie, se demande Philippe Jurgensen ? Face à la demande soutenue des pays émergents, les hydrocarbures – même si le gaz de schiste va modifier la donne à court et à moyen terme – seront de plus en plus coûteux à exploiter à mesure que les ressources non renouvelables se raréfieront.

Nécessité des énergies renouvelables

Dans ces conditions, les énergies renouvelables, notamment l’éolien et le solaire (photovoltaïque et thermique), peuvent enrayer une telle inflation structurelle. Mais pour cela, il faudra que le coût de production de l’électricité baisse et que l’on investisse massivement dans la recherche et l’innovation. En conséquence, Philippe Jurgensen plaide pour des politiques publiques volontaristes en faveur des renouvelables et du nucléaire, au moins durant la transition énergétique, en défendant un policy mix qui taxe davantage les carburants et un maintien d’un niveau des prix d’électricité approprié pour les ménages et les entreprises.

Les matières premières agricoles sont également un élément déterminant. Leurs prix élevés de ces dernières années, et la volatilité de leurs cours, ont eu pour conséquence de mettre l’accent sur l’enjeu de l’urbanisation, de l’arbitrage entre foncier et terres arables, conséquence de la pression démographique, montre dans son article Jean-Louis Buchalet.

« Cela n’est pas à proprement parler un facteur d’inflation, entendu dans le sens de hausse continue du niveau général des prix, mais c’est un facteur qui accroît, contrairement à une tendance séculaire, la part du budget que les ménages, dans le monde entier, vont devoir consacrer aux dépenses alimentaires », souligne-t-il.

Sans compter l’enjeu politique, qu’il représente pour la stabilité des sociétés. On a tendance à l’oublier mais l’étincelle qui a déclenché les révolutions du « printemps arabe » était la cherté des produits alimentaires de base.

Le rapport entre finance et économie

Au-delà des tendances à long terme, c’est la place croissante prise par l’économie financière au cours des 30 dernières années dans l’économie générale qui bouscule, entre autres choses, le processus de formation des prix. Dans ce qui apparaît la contribution la plus originale à cet ouvrage, Pascal Blanqué, banquier mais aussi théoricien de l’économie qui mène en marge des institutions un travail de recherche qui mériterait une plus grande attention, s’interroge dans son article « Prix des actifs, connectés ou déconnectés », sur le rapport complexe qu’entretiennent depuis trente ans les prix des actifs financiers et ceux des prix des biens de consommation et des services. Et notamment combien l’inflation que connaissent les premiers se communique aux deuxièmes, rendant le pilotage des politiques monétaires des banques centrales de plus en plus problématique tant leurs conséquences sont difficilement prévisibles.

« Le financier transforme le réel autant que l’inverse »

En effet, les anticipations des investisseurs sur les marchés financiers deviennent un élément supplémentaire dans l’appréhension de l’inflation.

« L’accroissement quantitatif de la monnaie n’entretient un lien final avec l’inflation que parce qu’il met en branle la déformation de la valeur et des anticipations », souligne Pascal Blanqué qui préconise, au terme d’une argumentation serrée difficile à résumer : « Il faut rompre avec l’idée que la sphère financière n’est pas autonome et qu’elle est un voile sur le réel. Le financier transforme le réel autant que l’inverse. »

C’est peut-être cette nouvelle configuration de l’économie, au dynamisme complexe, qui rend plus compliqué pour les gouvernements et les institutions, comme pour les entreprises, sinon un pilotage du moins une compréhension de l’évolution des prix des biens de consommation et des services.

Et ce n’est pas un hasard si l’ouvrage coordonné par Pierre Sabatier qui offre une riche réflexion sur l’inflation et la déflation se conclut sur une contribution pointant combien nous sommes entrés à l’échelle de la planète en terra incognita, nous obligeant à réviser nos instruments de mesures – l’inflation n’en est qu’un parmi d’autres – mais aussi « les missions des autorités monétaires et politiques. »

Cercle Turgot, ouvrage collectif sous la direction de Pierre Sabatier, «Après la récession… Inflation ou déflation ? », éditions Eyrolles, 157 pages, 16 euros.

Source Article from http://www.latribune.fr/opinions/20140419trib000826005/l-inflation-la-deflation-et-le-tube-de-dentifrice.html
Source : Gros plan – Google Actualités

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